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Aline revient

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Les amateurs de pop à l’ancienne – comme on dit de la purée ou du rugby – se réjouiront de la sortie du 2ème album d’Aline, La Vie Electrique, et de ses compositions parfaitement structurées et non moins mélodiques, qu’il nous a été donné d’apprécier le 9 octobre dernier dans le cadre interlope du Marché Gare.

Une petite salle pas vulgaire

Au coeur du quartier en pleine mutation de Lyon Confluence se niche une salle de concert comme on n’en fait plus : un environnement industriel, une jauge de 350 personnes, une programmation à la fois exigeante mais pas élitiste, un tarif pour étudiant fauché et la coutume bien ancrée de permettre aux spectateurs de taper la causette avec les artistes autour du bar et de la boutique. Après Garciaphone, Courtney Barnett et Pains Of Being Pure At Heart, c’est le quintette pop-indé Aline qui nous pousse encore une fois à braver les radars de l’A43.

Cactus de Tijuana

Les presque locaux Rebels of Tijuana assurent une première partie énergique dans leur style yéyé habituel, devant un public tout d’abord clairsemé mais qui, par les refrains survitaminés alléché, va rapidement se densifier. Alex et sa bande pratiquent un rock délicieusement anachronique estampillé 1966, année dont ils n’ont conservé que les lettres D (pour Dutronc) et F (pour Ferrer). Une bonne heure durant, ils vont faire preuve de beaucoup de générosité, se fendant au passage d’une reprise électrique des Copains, l’instrumental très Shadows de leur tête d’affiche

Mi-Hawaii mi-Camif

A peine le temps d’attraper une grande blonde et une petite rousse au bar qu’Aline se présente déjà sur scène. Romain Guerret, qui en a vu d’autres, arbore une chemise mi-hawaïenne, mi-Camif. Arnaud « Johnny Marr » Pilard assure grave en marinière, Romain porte la basse à la cool, Vincent est caché derrière ses fûts et Jeremy surplombe tout le monde en Manoukian des claviers. Le groupe est estampillé Marseille, pourtant Romain, originaire de Roanne, joue à domicile : papa, maman, tontons, tatas, neveux et cousins sont venus assister au triomphe modeste du groupe, catalogué usine à tubes par les Inrocks.

Merle siffleur

De fait, La Vie Electrique regorge d’excellentes chansons pop à l’ancienne : couplet-refrain-couplet, mélodies accrocheuses façon Daho ou Gamine, solos de guitare smithiens, paroles douces-amer. N’importe quel titre fait la maille sur scène, Aline les joue donc tous, dans le désordre. Le groupe attaque avec un premier bloc de 3 morceaux – Avenue Des Armées, Les Angles Morts et Les Résonances Cachées – histoire de chauffer la salle sans la perdre en route, puisqu’on suit presque le tracklisting de l’album. Chaque Jour Qui Passe calme le jeu, avant une première incursion dans Regarde Le Ciel avec Voleur, sur lequel Romain fait étalage de son talent de merle siffleur.

Tristesse de la Balance, un des meilleurs titres de l’album aux faux airs de Tombé Pour La France, annonce l’arrivée des tubes, La Vie Electrique et Je Bois Et Puis Je Danse, enchaînés comme pour mieux s’en débarrasser. A nouveau, le groupe laisse respirer la salle sur Mon Dieu Mes Amis, Les Mains Vides et Une Vie, avant de balancer le très punk Promis Juré Craché, à l’autodérision assumée et de boucler le set avec le dispensable Plus Noir Encore.

La musique de ma sœur

En guise de rappel, Aline pioche une dernière fois dans son premier album : Les Copains conclut la soirée à contre-emploi, précédé d’un Teen Whistle dont l’intro semble tout droit sortie du Girlfriend In A Coma des Smiths. Questionné sur la coïncidence, Arnaud me répond : « Les Smiths ? C’était la musique de ma grande soeur » avec une pointe de mépris. Ce qui ne les a pas empêché de bosser avec l’immense Stephen Street pour la production de ce 2ème album jouissif. Au stand merchandising, les disques vinyles partent d’autant mieux qu’on peut les faire signer par tous les membres du groupes, ce que s’empresse de faire Charlotte, jolie blonde qui n’a pas hésité à monter sur scène pour se trémousser sur Je Bois Et Puis Je Danse. Sur la route du retour, il nous prend une envie furieuse de William It Was Really Nothing, What Difference Does It Make et autres Some Girls Are Bigger Than Others. Merci qui ? Merci Aline.

1 commentaire

  1. Graebling 28 Novembre 2015 Répondre

    De bien beaux modèles.

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