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Maisons de disques : les 10 erreurs à ne pas commettre

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S’il ne compense pas le déclin inexorable du CD, le come back du disque vinyle n’en constitue pas moins une opportunité fabuleuse pour l’industrie musicale, des maisons de disques aux distributeurs de produits culturels, en passant par les fabricants de platines et d’accessoires, les presseurs et les webmarchands de disques d’occasion. Laissons aux sociologues le soin de commenter ce come back et ce qu’il dit sur notre société dématérialisée, et concentrons-nous sur le produit et les erreurs, trop fréquentes à nos yeux, à ne pas commettre pour que perdure le nouvel or noir.

 

1. Lésiner sur la qualité

Que ce soit le disque vinyle ou la pochette, donnez-nous en pour notre argent : vinyle 180g, carton épais, effets d’impression, …. Pour 25€, pas question de se contenter de la médiocrité qui règne dans le CD.

 

2. Oublier la version digitale

L’objet est magnifique, le son est plus chaud, le rituel est ressourçant : voilà des points acquis. Mais passer un disque vinyle dans sa voiture ou dans le bus du lycée, en plein open space, ou dans le bungalow de location, ça devient plus compliqué. Alors à l’époque du multi-format, ne soyez pas mesquins, glissez systématiquement un bon de téléchargement (qui fonctionne !) ou un CD dans la pochette.

 

3. Bâcler la pochette

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L’album de Kurt Vile « Wakin On A Pretty Daze », gatefold livré avec une planche
d’autocollants pour tagger soi-même le mur de la pochette.

Pochette extérieure simple, gatefold voire triple gatefold, pochette intérieure, macaron, disque : le support vinyle dispose de nombreuses surfaces d’expression. Malgré cela, bien des disques sortent avec un visuel bâclé, une pochette intérieure générique et un macaron quasiment vierge. Pourtant le potentiel graphique est énorme, alors merci de faire quelques efforts de créativité, et pas uniquement sur les versions collector !

Pour vous aider, voici un exemple très réussi.

 

4. Sortir de faux double albums

De nombreuses nouveautés sortent au format double album, ce qui ne semble pas justifié par la quantité de musique présente sur chaque face. Alors, caprice de l’artiste ou moyen détourné pour monter les prix ? Quelle qu’en soit la raison, il est clair que celui qui, au sein de la maison de disque, prend cette décision n’est pas un utilisateur de disque vinyle lui-même. Car même pour les plus acharnés de la galette noire, quelle plaie de se lever toutes les 2 chansons pour changer de face alors qu’on est confortablement installé dans son canapé, le chat sur les genoux et la bière à portée de main.

Si c’est une question de valeur ajoutée, préférez les goodies tels que poster, stickers, bonus tracks en téléchargement, et soyez généreux, nous le serons en retour !

 

5. Négliger les maxis

Le maxi, par définition, s’adresse à la fan base de l’artiste, cette clientèle qui achètera tout ce qui est estampillé de son groupe préféré. Faut-il pour autant la mépriser en bâclant visuels, matériaux et finitions et en remplissant les faces avec des remix indignes ?

Deux exemples à suivre : New Order 2015 et Talk Talk époque 1986.

New Order Talk Talk Disque vinyle

 

6. Laisser les prix s’envoler

Si vous voulez emmener les nouvelles générations, billet de 20€ en poche, avec vous, cessez de les voir comme des moutons à tondre.  Le disque vinyle n’est pas là pour compenser la baisse des ventes du CD. Certes, la capacité mondiale de production de disque vinyle est insuffisante, provoquant délais et inflation. Faites dans ce cas preuve d’un peu de clairvoyance et arrêtez d’inonder le marché avec des rééditions dont tout le monde se contrefiche, ça libérera les presses ! 

 

7. Abandonner le merchandising aux enseignes

Bacs trop plein, trop bas, sans séparation, classement aléatoire : il faut bien souvent faire preuve d’une grande motivation pour « digger » en magasin. Mettez la pression sur les distributeurs pour que la quête de disques vinyles retrouve un peu de confort, nos genoux vous diront merci. Au besoin, mettez la main à la poche pour installer vos propres meubles.

 

8. Ne pas innover

Jack White n’a pas le monopole de l’innovation dans le vinyle, pourtant il est bien difficile de trouver de nouvelles idées hors du label Third Man Records. Qui pensera, par exemple, à proposer des golden tickets pour un concert ? Alors que les évènements parisiens sont sold out en quelques heures, il nous semble que ça serait un levier commercial redoutable.

 

9. Ne pas s’adresser aux filles

Toutes les études le prouvent : l’acheteur de disques vinyles est très majoritairement masculin. Dit autrement, la gente féminine représente un potentiel gigantesque que vous feriez bien d’étudier de plus près. Il ne doit pas être si difficile de transformer toutes ces danseuses déchainées des premiers rangs en consommatrices effrénées !

 

10. Oublier les erreurs du passé

Et oui, car à peu de choses près, la liste ci-dessus ressemble comme deux gouttes d’eau aux erreurs qui ont jetée l’industrie de la musique dans les bras de Spotify. A bon entendeur …

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